iDTGVandCo, Train d'union, Dilelui, autant de services de rencontre pour les voyageurs nés en quelques mois. Les réseaux sociaux thématiques pour rencontres réelles cherchent leurs modèles économiques.Faire des rencontres dans un bus, trouver des compagnons de voyage pour un trajet en train. Des activités bien réelles que le Web essaie de faciliter. Plusieurs sociétés françaises se sont ainsi positionnées sur ce créneau mêlant online et offline. C'est le cas notamment de Train d'Union et de Tripnity, qui adoptent des positionnements et des stratégies différentes.
Le site Traindunion.com, né en décembre dernier, se présente comme "un réseau social pour les usagers du train". Après s'être inscrit et avoir renseigné son trajet, l'utilisateur reçoit une alerte e-mail à chaque fois qu'un autre utilisateur réserve le même billet de train. Ils peuvent alors échanger sur la messagerie interne du site et organiser leur rencontre dans le wagon-bar du train. En théorie, ce service peut être utilisé sur toute liaison ferroviaire. Il est en fait proposé en France, mais aussi sur Thalys, Eurostar, ainsi que sur quelques trajets en Espagne, en Italie, et en Suisse. Train d'union revendique environ 500 membres.
Tripnity (contraction de "trip" et "community") édite de son côté un site d'avantage orienté vers la rencontre amoureuse : Dislelui.com. Après un coup de foudre dans un bus, son fondateur Jérôme Boudot à l'idée de proposer aux utilisateurs de déclarer leur flamme -comme le proposent déjà des journaux, en ligne.
La société, qui aurait fait 120.000 euros de chiffre d'affaires en 2006, a également une activité en marque blanche. Elle édite en effet le site iDTGVandCo, pour la filiale de la SNCF née il y a deux ans et demi. Un service de rencontre pour les voyageurs d'un même train ayant le même centre d'intérêts ou voulant discuter pendant le trajet. "Au fil du temps, nous nous sommes rendus compte que notre offre "Zap", pour laquelle nous proposons des divertissements, manquait justement de convivialité et d'échanges", explique Maria Harti, directrice générale d'iDTGV.
Les voyageurs qui le souhaitent, et munis de leur numéro de billets, déposent des annonces comprenant leurs centres d'intérêts. La mise en relation est pour l'instant payante, par SMS+. Le service compte 13.000 inscrits et organise entre 8 et 10 rencontres par train. Il pourrait évoluer avec la possibilité d'afficher une photo et va tester la mise en relation gratuite.
Dès l'achat de son billet en ligne, le client peut s'inscrire au service sur le site iDTGV.com. iDTGVandCo n'est ouvert qu'aux possesseurs de numéro de réservation, pour éviter les abus. Après avoir choisi un pseudonyme, il faut remplir un profil détaillé, à l'esprit bon enfant : mes principaux défauts et qualités, mon occupation préférée, la ville où je voudrais vivre, le pire voisin que je puisse avoir dans un train, etc
Pour élargir leurs offres, Tripnity et Train d'union travaillent sur des versions de leurs services à destination des professionnels. Train d'union va aussi développer son service pour faire venir les membres sur le site en dehors des seuls voyages en train. Elle pourrait faire également le choix de la marque blanche, peut-être avec des compagnies aériennes, tandis que Tripnity juge "obligatoire", à terme, l'ouverture de son capital. Autant de choix stratégiques nécessaires pour atteindre la rentabilité sur un marché encore embryonnaire.
(journal du net)
